Une mise en scène dérangeante…
La Cananéenne est obligée d’appeler Jésus par deux fois. Une première fois mais il l’ignore avec mépris et va jusqu’à dire à ses disciples qu’il n’est envoyé qu’aux brebis perdues de la Maison d’Israël, autrement dit exclusivement au Peuple de l’Alliance et non aux « étrangers ».
Le 2ème appel ouvre enfin le dialogue mais par cette célèbre antithèse : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens » (Mt
Tout commence par l’Astre. Observé dans sa montée, silencieuse et discrète, il a fait se mettre en route les Mages.
Mais quel est cet Astre ? Est-ce celui dont parle l’Ecriture et qui désigne la Parole de Dieu, descendue du haut du Ciel au milieu de la nuit pascale (Sg 18,14-15) pour faire mourir?
Les Mages sont alors comparables au Peuple qui marchait dans les ténèbres et qui a vu une lumière (Is 9,1) ? Ils montent à Jérusalem, mais marchent vers une nuit obscure, vers une
Quel est donc ce texte pour qu’il s’inscrive ainsi dans la mémoire collective de générations différentes et suscite autant d’adaptation ?
La première raison est sans doute que nous oublions que cette hymne n’est faite que de questions ! Il n’y a aucune affirmation ! Cette ponctuation imprime déjà une interprétation précise où l’acte musical et vocal ne doivent pas être attestataires ou démonstratifs, mais uniquement sur le subtil registre de l’émerveillement.