Tout commence par l’Astre. Observé dans sa montée, silencieuse et discrète, il a fait se mettre en route les Mages.
Mais quel est cet Astre ? Est-ce celui dont parle l’Ecriture et qui désigne la Parole de Dieu, descendue du haut du Ciel au milieu de la nuit pascale (Sg 18,14-15) pour faire mourir?
Les Mages sont alors comparables au Peuple qui marchait dans les ténèbres et qui a vu une lumière (Is 9,1) ? Ils montent à Jérusalem, mais marchent vers une nuit obscure, vers une
Quel est donc ce texte pour qu’il s’inscrive ainsi dans la mémoire collective de générations différentes et suscite autant d’adaptation ?
La première raison est sans doute que nous oublions que cette hymne n’est faite que de questions ! Il n’y a aucune affirmation ! Cette ponctuation imprime déjà une interprétation précise où l’acte musical et vocal ne doivent pas être attestataires ou démonstratifs, mais uniquement sur le subtil registre de l’émerveillement.