La Transfiguration selon saint Matthieu est le beau et le plus esthétique des trois évangiles synoptiques parce qu’il est rythmé par le chiffre trois.
L’expérience de la lumière est tripartite.
Le visage de Jésus devient brillant, puis son vêtement, pour terminer par la nuée couvrant l’ensemble des personnages.
Cela peut rappeler le visage de Moïse qui, après 40 jours et 40 nuits de jeûne, devint lumineux lorsqu’il descendit de l’Horeb avec les Tables de la Loi (Ex 34,2
Depuis Noël, il n’y a pas un dimanche, pas un jour, où l’Ecriture ne donne pas à entendre les harmoniques d’une levée, d’un commencement, d’une montée, que ce soit du lieu de la naissance à Bethléem jusqu’à un haut sommet : celui de la montagne des Béatitudes !
Si le vaudeville est caractérisé par le comique de situation, il faut reconnaître que cette scène, où d’un côté Jésus enseigne Marie et de l’autre Marthe s’afférant à tous les détails du service, met en lumière une insolente provocation ! Il se trouve que Marthe interrompt sans concession l’enseignement de Jésus à sa sœur, pour se plaindre de contingences exclusivement matérielles.
Si Marthe accomplit avec excès de zèle le commandement de l’amour du prochain à travers le
Apprends-nous à aimer : telle pourrait être la question posée au Seigneur si nous avions été témoins oculaires de cet enseignement prononcé à l’issue du lavement des pieds. A l’approche de l’Ascension et de la fin du temps pascal, revenons à la source.
D’après l’évangile de ce dimanche, l’écoute serait le propre de celui qui aime ! En effet Jésus atteste par deux fois que l’écoute de ses paroles est le signe de l’amour que nous lui portons.