Une mise en scène dérangeante…
La Cananéenne est obligée d’appeler Jésus par deux fois. Une première fois mais il l’ignore avec mépris et va jusqu’à dire à ses disciples qu’il n’est envoyé qu’aux brebis perdues de la Maison d’Israël, autrement dit exclusivement au Peuple de l’Alliance et non aux « étrangers ».
Le 2ème appel ouvre enfin le dialogue mais par cette célèbre antithèse : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens » (Mt
Depuis Noël, il n’y a pas un dimanche, pas un jour, où l’Ecriture ne donne pas à entendre les harmoniques d’une levée, d’un commencement, d’une montée, que ce soit du lieu de la naissance à Bethléem jusqu’à un haut sommet : celui de la montagne des Béatitudes !
Avez-vous remarqué comme tout est caché ?
Il faut attendre le verset onze pour que l’on parle de Jésus, et encore sous le voile de l’expression « Celui qui vient ». N’est-ce pas comme la poésie d’une aurore, où le ciel a déjà changé de couleur, où l’on peut déjà distinguer les formes, mais où le soleil n’est pas encore levé.