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Voici l'arbre de la Croix, qui a porté le Salut du monde...

18 juil.
3 min de lecture

Commentaire d’évangile pour le 16ème Dimanche du temps ordinaire  (Mt 13, 24-30 ; année liturgique A), célébré le dimanche 19 juillet 2026.


Commentaire publié dans le journal hebdomadaire L'AMI HEBDO au sein de l'édition du 19 juillet 2026.



La parabole du bon grain et de l’ivraie, de la graine de moutarde et du levain préfigurent et s’accomplissent magnifiquement dans le mystère de la Croix… Dévoilons ensemble ce mystère.

 

 

            L’évangile de ce dimanche nous donne d’entendre, non pas une mais trois paraboles !

En voici la progression : Parabole 1 (bon grain et ivraie), parabole 2 (graine de moutarde) et parabole 3 (levain), puis explication de la parabole 1.

La parabole 2 met en exergue l’insignifiance de la graine de moutarde qui pourtant produit un arbre solide puisque les oiseaux viennent y nicher. La parabole 3 met en exergue un enfouissement qui va susciter une transformation radicale. Or ces deux images ne préfigurent-elles pas le mystère de la Croix ?

 

Aussi avec l’explication de la parabole de bon grain et de l’ivraie nous pouvons dire ceci :

Alors que le bon grain de la Parole de Dieu était semé par l’astre montant de la prédication de Jésus.

Alors que la lumière de l’enseignement de Jésus dissipait les ténèbres d’un peuple devenu aveugle à l’œuvre de la Grâce à cause du péché, cela n’a pas empêché la tragédie de la Passion !

L’œuvre d’évangélisation de l’Eglise sera hélas toujours accompagnée d’épreuves et d’obstacles…

 

 

Mais il faut admettre que dans l’ensemble des récits de la Passion se manifeste en pleine lumière une concentration de l’œuvre du mal capable par le cœur de l’homme, compliqué et malade !

Aussi lorsque Jésus est élevé de terre sur la Croix, se manifeste en pleine lumière l’ivraie, le mystère du mal ! La mort aura-t-elle le dernier mot, ou serons-nous définitivement séparés de l’ivraie ?

 

Puis Jésus est enseveli : il est confié à la terre comme on confirait le bon grain à la terre pour qu’il germe et porte du fruit. Mais aussi comme on enfuirait le levain dans la pâte pour qu’il la transforme intérieurement.

Comme le grain en terre et l’enfouissement du levain, l’ensevelissement de Jésus est porteuse d’espérance : n’oublions pas que chez Matthieu, comme plus tard chez Jean, la résurrection se manifeste au moment même où Jésus meurt sur la Croix. Dans les ténèbres de sa mort jaillit la lumière de la vie !

Comme le paradoxe du bon grain, de l’ivraie et de la graine de moutarde, lorsque Jésus est élevé de terre c’est à la fois le jugement du monde et la victoire du Crucifié : il se présente à nous comme le Sauveur/défenseur et comme le Juge dont on n’a rien à craindre !

 

Enfin le mystère d’un Feu divin est pleinement manifesté : à la fois le feu brûlant de l’Amour qui donne vie, à la fois le feu brûlant de la Miséricorde qui purifie la finitude de la nature humaine en séparant le bon grain de l’ivraie, pour la conduire à sa perfection infinie : celle d’être une création nouvelle dans le Christ !

 

Comme le dernier cri du Fils de l’Homme, c’est bien sur la Croix que tout est accompli ! 

Le processus de séparation définitive avec l’ivraie a commencé, en attendant qu’il soit totalement accompli lors du retour du Christ

 

 

Face au mystère de la Croix, nous avons à vivre cette expérience où selon le psaume 84 : Amour et vérité se rencontrent, où Justice et Paix s’embrassent !

Face à la Croix, l’Amour se manifeste et nous permet cette expérience de vérité pour initier cette séparation d’avec l’ivraie de notre péché.

Face à l’Amour, nous pourrons alors laisser pleinement porter du fruit la semence de Grâce éternelle jetée dans notre terre mortelle !

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